Ça y est, après quelques semaines de réflexion, je me suis lancée! Mon entreprise est maintenant enregistrée. Non sans difficulté. Le nom que je voulais créer au départ m'a été refusé par le Registraire des entreprises au Québec. Voici la courte histoire d'une marque de commerce tuée dans l'oeuf.
"Bongo Communication" n'a pu voir le jour, pour la simple et bonne raison que le nom générique "Communication" est un mot qui existe aussi en anglais. Dans ce cas, le nom générique d'une entreprise ne doit jamais se trouver après le nom spécifique, celui qui distingue l'entreprise. Bongo est le nom spécifique. Dans mon cas, il aurait fallu dire "Communication Bongo". D'un point de vue marketing, je ne trouvais pas ça très pertinent : combien d'entreprises au Québec commencent par le mot "Communication"? Pour se démarquer, on repassera! À mon avis, le terme distinctif est beaucoup plus important que le générique.
L'Office québécois de la langue française est là pour protéger notre langue des envahisseurs étrangers. Je suis d'accord avec le principe. Le rôle de l'Office est de faire appliquer les politiques d'affichage d'un nom d'entreprise de la Charte de la langue française. Le français d'abord.
Par exemple, lorsqu'une entreprise de langue anglaise veut s'établir au Québec, certaines règles de nomenclature doivent s'appliquer. Les marques de commerce doivent être en français, ou du moins contenir un terme générique qui décrit ses activités, ou du moins en partie, si le distinctif reste en langue étrangère. Autre choix : le nom de l'entreprise peut contenir le générique mais être employé dans une expression (ex.: slogan), i.e. "Bongo, pour une communication efficace". Cette façon aurait été acceptée.
Je trouve déplorable que le générique existant dans une autre langue lui ôte alors tous ses droits. Soyons fiers de nos mots français! Ce n'est pas parce que tu t'appelles M-i-c-h-a-ë-l que tu es dénaturé par rapport à un "Michael" prononcé en anglais! Pourquoi le mot "communication" doit-il se sentir menacé face à son pendant anglais?
J'aurais pu mettre un "s" à "communication", pour contourner cette règle, mais "Bongo Communications" existait déjà. J'ai donc dû revoir le nom. "Bongo Créations" est maintenant officiellement accepté de la part du Registre des entreprises. "Rédac'Action" aussi, je pourrai donc exister sous ces deux noms au Québec.
Je vous pose la question : Si un mot français existe aussi en anglais, pourquoi faudrait-il céder la place et prendre pour acquis que l'anglais prédomine? La langue française ne mérite-t-elle pas le respect, surtout au Québec?
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dimanche 11 novembre 2012
vendredi 12 octobre 2012
Entrepreneure... MOI?
Pourquoi me partirais-je en affaires? J'y réfléchis depuis quelques semaines. En fait depuis que j'ai perdu mon emploi et commencé à suivre des ateliers chez André Filion et Associés. Je devais faire un test en ligne sur mon bilan professionnel. Par hasard, je suis tombée sur un test "Seriez-vous un bon entrepreneur?" MOI? Les résultats du test m'ont surpris. Je "score" dans presque toutes les catégories comme ayant un maximum de caractéristiques de la parfaite entrepreneure. J'ai toujours pensé qu'avoir la fibre entrepreneuriale, c'était inné. Faut croire que non, ou bien je me suis bien caché de le montrer.
Même s'il est vrai que j'ai participé fortement à la mise sur pied de trois entreprises du temps où j'étais mariée à un entrepreneur né, de surcroît bachelier en marketing, je ne me voyais pas du tout comme une fonceuse voulant vendre ses services. Je me tenais plutôt dans l'ombre.
Qu'est-ce qui a changé chez moi? Le fait d'avoir acquis de la maturité, de la confiance en moi? De fréquenter des entrepreneurs? De côtoyer des universitaires étudiant en gestion? Quoi qu'il en soit, je dois faire cette série d'exercices.
- Assister à une rencontre d'information donnée par la SODET de ma région.
- Rencontrer un conseiller en entrepreneuriat d'Emploi-Québec.
- Lire ce blogue: Dans la tête d'une entrepreneure... J'aime bien son auteure, Kim Auclair, que j'ai connue en twittant. Blogueuse, présidente et animatrice de communauté web chez niviti, en plus d'être fondatrice de MacQuébec, elle a certainement beaucoup de choses à m'apprendre en la matière.
- Parler à d'autres travailleurs autonomes de leur expérience. À cet effet, j'ai déjà commencé en me joignant aux groupes linkedin "Entrepreneuriat et développement d'entreprise", "Pigistes.ca" et "Travailleurs autonomes - Trucs & astuces". J'ai aussi une liste de personnes que je connais personnellement qui se sont lancés en affaires. Écouter leur expérience sera bénéfique pour prendre ma décision.
Je cherche déjà un slogan pour Rédac'Action, qui offrirait des services de rédaction sur mesure, en tenant compte que :
Rédiger est ma force.
Créer est ma passion.
Que pensez-vous de : "Rédac'Action, créateur de contenu à la mesure de vos ambitions"?
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