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mardi 26 juin 2012

Sauvez la princesse, moi je mange une bonne soupe au sanglier

Tallin, capitale de l'Estonie, est notre premier port d'escale de notre croisière sur l'Eurodam d'Holland America. J'avance l'heure d'une heure par rapport à Paris.  En tant que canadienne, je n'ai pas besoin de visa pour entrer au pays.

Tallin est située en Europe du Nord, dans la partie nord-est de la mer baltique. On y parle l'estonien. Plusieurs habitants se débrouillent aussi en anglais. La ville a acquis son indépendance de la Russie en 1918. Dépaysement garanti!

La ville est jeune, les habitants sont grands, pour la plupart. Très gentils aussi. Ils aiment les touristes, ça se voit... et les chiens aussi! À notre arrivée vers 11 h, il fait assez beau mais peu à peu les nuages couvrent le ciel. On décide quand même de visiter en autobus Hop on Hop off. Écouteurs aux oreilles, on synthonise le poste français et on peut ainsi suivre le tour de ville. Voir les monuments, statues, maisons anciennes. On descend à une station pour y découvrir une ville médiévale et ses forteresses.

Pendant que BOBBY et SAROU montent sauver la princesse au haut de la tour pour 2 euros, moi, tout en bas, je sape de la soupe au sanglier, une spécialité à seulement 1 euro. Si je décide de leur chanter une chanson, alors ils nous donnent une cueillère pour manger - ou boire! - la potion. J'ai décidé de me taire. BON BERGER aussi.

Excellent, par ailleurs, ce bouillon un peu bizarre. Première fois que je goûte à du sanglier. Je me voyais à l'époque des chevaliers, qui se réunissaient autour d'une bonne soupe chaude pour oublier la grisaille du temps qu'il fait. Ils te la servent dans un bol creux qui semble avoir été taillé au couteau à même l'écorce d'un arbre. Les grosses marmites dans lequel ce liquide ambré bout ressemble à la marmite du druide dans laquelle Obélix est tombé quand il était petit.

Tiens, il pleut à gros bouillons, maintenant. Vite, chevaliers, courons nous mettre à l'abri! Quelques minutes passent. Les travailleurs de la restauration à Tallin ne sont pas nerveux. Le toit de toile est en train de nous tomber dessus, tellement l'eau s'y accumule. Pas grave! On s'étire le bras et on fait tomber l'eau à côté. Voilà! Toutes les tables sont trempées, et les attablés aussi. Les gens rient, c'est ça les vacances. On a froid, mais c'est pas grave, on est en vacances!

 J'oubliais de vous dire. En 1997, Tallin a été inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco. Ça en fait un des 911 sites au monde reconnus pour leur valeur universelle exceptionnelle. La relation entre culture et nature y est respectée, pour le bien des générations futures. Pas mal, non?

Je visite aussi la cathédrale Alexander Nevski qui lui a été dédiée en 1242. Cette cathédrale est la plus grande et plus riche église orthodoxe de l'empire russe en Estonie. Elle est située au sommet de la colline de Toompea, devant le château. La pratique religieuse en Estonie n'est pas très élevée : seulement 20 % de la population. De ce nombre, 30 % sont luthériens, 28 % orthodoxes et seulement 3 % catholiques.
Mais cette ville n'est pas seulement le Moyen Âge et ses vieilles rues de galet en haute ville. La grande et basse ville est aussi très moderne, avec ses immeubles très hauts. Site intéressant sur Tallin (tout y est en français) : Tourisme à Tallin.

Bon, je retourne au bateau. Voilà que j'ai faim et qu'on a perdu l'arrêt d'autobus! Cette soupe au sanglier est loin derrière... Tant pis, ça se fait à pied. On se retrouve facilement, on n'a qu'à suivre l'air marin. En chemin, on croise des maisons délabrées entre des grands magasins, des petites rues pas très rassurantes et des boulevards.

Le soir venu, le soleil ne finit plus d'ensoleiller. Il est plus de minuit. Ah, c'est ça qu'on appelle les nuits blanches? Pourtant, vu de mon balcon, le ciel est rouge. La potion du druide m'aurait-elle rendue daltonienne?

samedi 23 juin 2012

À bord de l'Eurodam

Après un vol de plus de 2 heures avec Air France, j'arrive à Copenhague, au Danemark. En passant, petit conseil : ça vaut la peine de prendre un vol avec Air Transat jusqu'à Paris pour transférer par la suite avec un vol d'Air France vers Copenhague. On économise plus de 900 $ par billet d'avion par rapport à un vol direct avec KLM jusqu'à Copenhague. J'ai pu passer mes points Air miles avec l'agence Club Voyages Tourbec qui vend Transat (800 points = 100 $ de rabais applicable sur un vol d'Air Transat).

Il pleut à Copenhague. Dommage, car la route est belle à partir de l'aéroport jusqu'au port. Le chauffeur de taxi nous dit qu'ils refont l'autoroute à tous les ans. WOW! Les touristes sont bien servis! On se promène en BMW ultra de luxe.

J'ai quelques heures pour visiter avant l'embarquement mais étant donné cette pluie, je reste plutôt à l'abri. Pour les photos, on repassera, c'est pas bon pour les lentilles, la pluie.


Ça fait 3 fois que mon BON BERGER navigue avec Holland America. Il a un privilège, celui d'être accueilli à bord du bateau dans la salle à manger, dès 11 h 30. On nous sert du champagne. Pour faire à part des autres, moi, je déteste le champagne. Tout de même. Notre repas est délicieux et l'accueil, très chaleureux. Nous sommes pratiquement seuls en salle à manger. Des Phillippins sont aux petits oignons avec nous. J'aime bien me faire gâter. Les serveurs sont très polis, souriants. Ça augure bien pour les 10 jours qu'on passera à bord de l'Eurodam.

L'Eurodam d'Holland America

C'est un bateau récent (4 ans seulement). Mon amoureux nous a réservé un balcon. La chambre y est plus spacieuse que les chambres standard sans fenêtres, comme les enfants avaient réservée. On pourra veiller sur le balcon à quatre, un de ces jours!

Avant le départ, tous les passagers assistent aux consignes de sécurité. On nous place en rang, à babord ou à tribord, selon notre numéro de cabine. Ils appellent tous les passagers, un à un, pour voir s'ils sont présents. Ce qu'il y a de bon avec Holland America, c'est que la sécurité, on ne rit pas avec ça. Ils ont déjà fait descendre des passagers parce qu'ils ne s'étaient pas présentés à la formation obligatoire. On évite ainsi une catastrophe à la Costa Concordia...

Notre bateau part de Copenhague. Ce qu'on voit au loin, ce sont des éoliennes. Il y en a beaucoup au Danemark. Elles ont même été plantées dans l'eau!

Le ciel est gris mais nous on est contents. On se prépare à vivre un magnifique voyage en mer Baltique...

Demain, je fais relâche. On passe une journée en mer, pour nous reposer du décalage horaire ou nous préparer aux futures escales, qui ne seront pas de tout repos.